Observatoire de l'emploi de la région Auvergne

Méthodes

 
Retrouvez ici les méthodes et les nomenclatures utilisées dans les études et analyses disponibles sur l'Observatoire de l'emploi de la région Auvergne.

 

  1. Statistique Mensuelle du Marché du Travail
  2. Interim
  3. Nomenclatures
    1. NAF d'un établissement
    2. Codification des métiers en ROME V3 

 

 

 

1. Statistique Mensuelle du Marché du Travail

 

Méthodologie de correction des variations saisonnières :

La méthodologie adoptée pour corriger les séries publiées ici se décompose en deux étapes détaillées ci-après. Les estimations des cœfficients de variations saisonnières sont réalisées sur la période allant de janvier 1996 à décembre 2011. Les coefficients saisonniers sont projetés sur l’ensemble de l’année 2012, de sorte que la campagne de traitement statistique des séries n’a lieu qu’une seule fois par an, au mois de février, quand toutes les données de l’année antérieure sont disponibles.


   1ème étape : correction des variations saisonnières

Les séries publiées ici sont marquées par des phénomènes récurrents, de type saisonniers, qui ne reflètent pas des mouvements de nature économique. Il est nécessaire d’en faire abstraction pour analyser les fluctuations purement conjoncturelles de ces séries : il faut raisonner sur des données corrigées des variations saisonnières (cvs).
La cvs est appliquée aux données préalablement corrigées des jours ouvrables. Elle permet d’éliminer la composante saisonnière de chaque série pour ne garder que les composantes liées à la tendance (i.e. à l’évolution de long terme de la série), au cycle (i.e. aux fluctuations de court terme) et à certaines irrégularités (fluctuations résiduelles non périodiques).


   2ème étape : mise en cohérence des différentes ventilations*

Les séries désaisonnalisées sont mises en cohérence, de sorte que la somme de séries désaisonnalisées soit égale à la série désaisonnalisée de la somme des séries brutes.

Demandeurs d’emploi inscrits en fin de mois à Pôle emploi :

Les demandeurs d’emploi sont des personnes qui sont inscrites à Pôle emploi.

Les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi sont regroupés en différentes catégories. Conformément aux recommandations du rapport du Cnis sur la définition d’indicateurs en matière d’emploi, de chômage, de sous-emploi et de précarité de l’emploi (septembre 2008), la Dares et Pôle emploi présentent à des fins d’analyse statistique les données sur les demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en fonction des catégories suivantes :

- catégorie A : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, sans emploi ;
- catégorie B : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite courte (i.e. de 78 heures ou moins au cours du mois) ;
- catégorie C : demandeurs d’emploi tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, ayant exercé une activité réduite longue (i.e. de plus de 78 heures au cours du mois) ;
- catégorie D : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi (en raison d’un stage, d’une formation, d’une maladie…), sans emploi ;
- catégorie E : demandeurs d’emploi non tenus de faire des actes positifs de recherche d’emploi, en emploi (par exemple : bénéficiaires de contrats aidés).

Dans les fichiers administratifs de Pôle emploi, huit catégories de demandeurs d’emploi sont utilisées (catégories 1 à 8). Ces catégories ont été définies par arrêté (arrêté du 5 février 1992 complété par l’arrêté du 5 mai 1995). Jusqu’au mois de février 2009, les publications étaient fondées sur ces catégories.

La situation réelle au regard de l’emploi des demandeurs d’emploi peut, dans certains cas, ne pas correspondre à la catégorie dans laquelle ils sont enregistrés : si cette correspondance est contrôlée pour les demandeurs d’emploi indemnisés, il n’en est pas de même des demandeurs d’emploi non indemnisés.

Les entrées et les sorties des listes de Pôle emploi sont enregistrées pour l’ensemble A, B, C et non au niveau de chacune des catégories A, B ou C.

Ancienneté sur les listes de Pôle emploi :

Du fait du mode d’enregistrement des entrées et des sorties, il n’est pas possible de calculer l’ancienneté en catégorie A (respectivement B ou C) ou la durée passée sans discontinuité dans la catégorie A (respectivement B ou C).

De manière conventionnelle, un demandeur d’emploi qui est resté inscrit plus de 12 mois sur les listes de Pôle emploi (i.e. son ancienneté sur les listes est supérieure à 1 an) peut être qualifié de demandeur d’emploi de longue durée. S’il est inscrit depuis plus de 24 mois, il est considéré comme étant demandeur d’emploi de très longue durée.

Motifs d’entrée et de sortie des listes de Pôle emploi pour les catégories A, B, C :

Les flux d’entrée et de sortie des listes sont présentés suivant différents motifs.


Parmi les motifs d’entrée :
- les premières entrées correspondent aux cas où la demande d’emploi est enregistrée alors que la personne se présente pour la première fois sur le marché du travail, notamment lorsqu’elle vient d’achever ses études ou lorsqu’elle était auparavant inactive ;
- le motif de reprise d’activité comprend à la fois le cas où le demandeur d’emploi cherche à reprendre une activité après une interruption d’au moins six mois et, depuis octobre 2005, les cas où l’entrée sur les listes de Pôle emploi a lieu suite à une sortie de stage ou à une fin de congé de maladie ou maternité ;
- autres cas recouvrent des situations ne correspondant à aucune autre ventilation, y compris les entrées pour rupture conventionnelle de CDI.

Parmi les motifs de sortie :
- les arrêts de recherche sont liés à une maladie, un congé de maternité, un accident du travail, un départ en retraite ou une dispense de recherche d’emploi ;
- les cessations d’inscription pour défaut d’actualisation correspondent aux cas où le demandeur d’emploi n’a pas actualisé sa déclaration de situation mensuelle ;
- les radiations administratives peuvent intervenir lorsque le demandeur d’emploi ne répond pas à une convocation, lorsqu’il fait une fausse déclaration ou lorsqu’il refuse une offre d’emploi (le motif d’offre raisonnable d’emploi a été ajouté en octobre 2008), une formation, une visite médicale, un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation, un contrat aidé, une action d’insertion. La suspension qui en découle peut aller de 15 jours à 12 mois suivant la cause ;
- les autres cas recouvrent des situations ne correspondant à aucune autre ventilation.

Les motifs de sortie des listes de Pôle emploi sont mal connus dans les fichiers administratifs. En particulier, dans les statistiques publiées ici, les reprises d’emploi déclarées sous-estiment le nombre de reprises réelles d’emploi. En effet, chaque mois, de nombreux demandeurs d'emploi sortent des listes parce qu'ils n'ont pas actualisé leur situation mensuelle en fin de mois (ils sont alors enregistrés dans le motif « cessation d’inscription pour défaut d’actualisation ») ou à la suite d'une radiation administrative, par exemple pour non réponse à convocation. Or, une partie de ces demandeurs d'emploi a en fait retrouvé un emploi. L'enquête trimestrielle Sortants de Pôle emploi et de la Dares fournit une estimation de la part des sorties réelles pour reprise d’emploi.

Les offres d’emploi collectées et satisfaites à Pôle emploi :

Pôle emploi collecte des offres d’emploi auprès des entreprises. Une partie d’entre elles sont satisfaites. Les statistiques comptabilisent comme satisfaite une offre pour laquelle l’employeur a trouvé une personne pour occuper le poste proposé, indépendamment de la façon dont il a réussi à le pourvoir (grâce à Pôle emploi ou par un autre moyen). Les offres collectées et satisfaites publiées ici sont classées suivant trois types :
- les offres d’emploi durable, pour des contrats de plus de six mois ;
- les offres d’emploi temporaire, pour des contrats compris entre un et six mois ;
- les offres d’emploi occasionnel, pour des contrats de moins d’un mois.
Les rapprochements entre les offres et les demandes d’emploi doivent être faits avec précaution dans la mesure où une partie des besoins de recrutement des entreprises ne donne pas lieu au dépôt d’une offre auprès de Pôle emploi et ce dans des proportions qui peuvent varier selon la qualification de l’emploi, le secteur d’activité ou la taille de l’entreprise. 

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2. Interim


Une mission est un contrat signé entre un ETT et un intérimaire. Elle est affectée d’un numéro de contrat. Que le terme en soit fixé dès le départ ou pas, une mission a une durée déterminée par ses dates effectives de début et de fin. Il ne s’agit pas de prévision, la date de fin n’est réellement connue que lorsque la mission est terminée. Une prolongation de contrat n’est pas une nouvelle mission.
Les missions portant sur plusieurs mois font l’objet d’autant de déclarations : on parle alors de périodes travaillées en intérim. Une période travaillée en intérim peut correspondre à une mission entière (quand celle-ci se déroule sur un seul mois) ou à une partie de mission quand celle-ci se déroule sur au moins deux mois différents. Le fait que ce soit l’employeur qui transmette les informations permet d’utiliser le terme d’ « attestation de période travaillée en intérim ». Sur une mission qui se poursuit 3 mois, les trois attestations de période travaillée porteront la même date de début de mission, seule la dernière portera la date de fin de la mission. En d’autres termes, dans cet exemple, seule la 3ème attestation véhicule les éléments permettant de travailler sur la durée de la mission.


 Le mois d’exploitation est le mois de réception de la déclaration dans le SI-ETT.


 Le mois de référence est le mois au cours duquel est effectuée la période travaillée en intérim. Une période travaillée omise un mois donné, est déclarée sur le mois au cours duquel elle a été exécutée (et non au cours duquel elle a été constatée). Ceci explique qu’un écart supérieur à 1 mois puisse exister entre mois de référence et mois d’exploitation.


Quelques précautions sont à prendre pour toutes études sur l’intérim :
 - Plus l’information est consultée avec recul, plus elle sera complète. En conséquence, pour être assuré d’une exhaustivité quasi-totale des missions effectuées en avril par exemple, il est préférable d’attendre mi-juillet.
 - Seul le mois de référence (par opposition au mois d’exploitation) correspond à une réalité sur le terrain en tant qu’emploi et sommes perçues. Une attestation de période travaillée ne peut se concevoir qu’en fonction du mois dit de référence sur lequel elle a été déclarée.
 - La qualité « zéro défaut » n’existe pas. Les contrôles techniques et fonctionnels permettent de détecter des dysfonctionnements et de rejeter un certain nombre de déclarations, mais des anomalies jugées de moindre importance sont néanmoins transmises dans la base SID.
 - Il n’y a pas de certification du Numéro d’Inscription au Répertoire (NIR), plus communément appelé « numéro de sécurité sociale » ou « numéro national d’identification ». Il peut donc être invalide ou incomplet.
 - Les informations transmises par les ETT doivent être rigoureusement fidèles à ce qui se passe sur le terrain : il ne s’agit pas de prévision mais de réalité effective.
Cependant, du fait des aléas de communication entre tous les acteurs, au moment de la transmission des données à Pôle emploi des missions sont laissées ouvertes (sans date de fin de mission) alors qu’elles sont, en réalité, terminées.
Par ailleurs, la durée d’une mission ne peut être appréhendée que lorsque la mission est effectivement terminée. Des missions laissées ouvertes ne renseignent pas sur la durée de la période travaillée.
 - La reconstitution des missions à partir des attestations de périodes travaillées est grandement facilitée par la présence du numéro de contrat. Celui-ci est renseigné par les ETT qui ont adhéré au Protocole, ce qui correspond à environ 70% des attestations de périodes travaillées.
 - Le nombre d’heures des périodes travaillées n’est pas transmis dans SID. En d’autres termes, la durée minimum d’une mission est comptée pour 1 jour. Cet état de fait a un impact non négligeable sur la durée des missions, sur leur traduction en équivalent temps plein et peut laisser supposer la présence de doublons.
 - Le numéro Siret de l’ETU n’est pas une donnée à renseigner obligatoirement par l’ETT. L’identification des ETU s’en trouve délicate.
 - Le champ « code postal », indifféremment renseigné par les ETT par des codes postaux, cedex ou boîtes postales ne facilite pas la connaissance sur la localisation des ETU, le lieu d’exécution des missions ou la domiciliation des intérimaires.
 - Les 2 semaines qui s’écoulent entre le fichier mensuel destiné à la DSEP (d’où sont extraits communiqué de presse et note mensuelle) et l’extraction vers SID peut être source d’écart dans les résultats.  

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3. Nomenclatures :

 

        a. NAF de l’activité d’un établissement :

 

La nomenclature d'activités française révision 2 (NAF rév. 2, 2008) est la nomenclature statistique nationale d'activités qui s'est substituée depuis le 1er janvier 2008 à la NAF rév. 1 datant de 2003.
Cette nouvelle nomenclature est la déclinaison française de la nomenclature d'activités européenne révisée NACE rév. 2 (voir le site d'Eurostat consacré à la révision 2008), dans laquelle elle est emboîtée.
Si les principaux concepts ont été peu modifiés, leur application fait moins souvent appel que précédemment à l'usage de conventions et l'articulation entre activités, produits et biens échangés suivis dans les nomenclatures douanières est légèrement assouplie. La taille de la nouvelle NAF est légèrement plus importante que celle de la précédente (732 postes au niveau le plus détaillé, celui des sous-classes, contre 712 actuellement). La nomenclature française se rapproche également de la nomenclature européenne : la refonte de la NACE et son affinement (615 classes contre 514 actuellement) permettent de prendre en compte certaines spécificités structurelles françaises et rendent ainsi inutile l'ajout de subdivisions purement nationales.
La structure des nomenclatures d'activités est sensiblement modifiée au profit des services d'une part, des activités à fort contenu technologique d'autre part. Elle connaît quatre bouleversements principaux :
- la création de deux sections transversales, l'une relative à l'information et à la communication (production, distribution, traitement et transmission de l'information et des produits culturels), l'autre à l'environnement (captage et distribution d'eau, assainissement, collecte et gestion des déchets, dépollution) ;
- la création d'une division pour les industries des technologies de l'information et de la communication (Tic) reflétant la convergence technologique entre les industries de l'informatique, des télécommunications et de l'audiovisuel ;
- la séparation, parmi les services rendus principalement aux entreprises, entre " activités spécialisées, scientifiques et techniques " et " activités de services administratifs et de soutien " ;
- l'identification systématique des activités d'entretien et de réparation, par une division de l'industrie manufacturière pour les biens d'équipement, par un groupe du commerce pour l'automobile et par une division des services pour les ordinateurs et les biens personnels et domestiques.


      b. Codification des métiers en ROME V3 :

Le ROME (Répertoire Opérationnel des Métiers et des Emplois) est un référentiel conçu par Pôle emploi. Il présente l’ensemble des métiers regroupés par fiches, organisées par domaines professionnels.
Ces fiches proposent une description détaillée des métiers (définition, conditions d’accès et activités). Il permet ainsi, notamment, aux demandeurs d’emploi d’identifier les métiers par secteur d’activité et donc de se positionner sur le marché du travail selon son niveau de qualifications, ses aptitudes, compétences et expériences.
Pôle emploi utilise le référentiel Rome-V3 depuis le 14 décembre 2009, pour définir et caractériser les offres et les demandes d’emploi.
Le répertoire Rome-V3 est composé 531 fiches emploi/métier. Chaque fiche métier est composée : du code et de l’intitulé de la fiche ROME, des appellations correspondantes, de la description du métier, des conditions d’accès au métier, des conditions d’exercice de l’activité, des activités et compétences, des environnements de travail, d’une nouvelle rubrique «Mobilité professionnelle» (permettant d’identifier les métiers accessibles facilement et les métiers envisageables avec une adaptation ou une formation).
L’arborescence principale est organisée autour de 14 grands domaines professionnels (par exemple, spectacle). Les domaines professionnels se déclinent en plusieurs niveaux de sous-domaine (artistes-interprètes du spectacle) et regroupent les fiches ROME (danse). La nouvelle version du ROME possède 14 grands domaines et 110 domaines professionnels.
 

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